Carmen Bus Tour

De Georges Bizet / Opéra rural et itinérant

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Carmen Bus Tour

Distribution

Direction musicale Igor Bouin
Mise en scène Jeanne Desoubeaux
Assistanat à la mise en scène Louise Moizan
Scénographie / espace Cécilia Galli
Costume Alex Costantino
Régie générale en cours
Création son en cours
Avec Jérémie Arcache, Anaïs Bertrand, Igor Bouin, Jeanne Desoubeaux, Carjez Gerretsen, Jean-Christophe Lanièce, Pauline Leroy, Flore Merlin, Martial Pauliat, Agathe Peyrat

Production Compagnie Maurice et les autres

Coproduction Le Carreau - Scène Nationale de Forbach et de l’Est Mosellan (57)
Avec le soutien en résidence de création de la vie brève – Théâtre de l’Aquarium, du Théâtre du Cloître, Bellac (87), de la Ferme de Villefavard en Limousin (87), du Festival Urbaka de Limoges (87)
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Note d'intention

Le Carmen Bus Tour est un opéra-paysage itinérant.

À pieds, 10 artistes emmènent au sens propre et figuré 400 spectateurs dans un parcours prédéfini avec autant d’espaces que d’actes. Les décors ? Un parking, la rue, la forêt, la place du village ou de l’opéra... chaque lieu de représentation demande une adaptation. Entre les différents décors, le public est divisé en quatre groupes, chaque groupe correspondant à un personnage : Don José, Escamillo, Mercedes, Frasquita. En empruntant un itinéraire avec l’un d’entre eux, on emprunte également son point de vue sur l’opéra en train de se raconter. Pendant ces trajets à pieds, d'une durée permettant à toustes de se déplacer, grâce à un bond temporel, on se retrouve à la fin de l’opéra, après le meurtre de Carmen, et c’est le moment pour chacun.e de revenir sur ce qu’il s’est passé.

Ainsi, la diffraction des points de vue rejoint celle du public, qui, pris en empathie avec le personnage dont il suit le parcours, doit confronter ce point de vue avec les scènes communes qui lui sont présentées.

Avec un instrumentarium réduit (piano, violoncelle, clarinette, ukulélés, percussions), l’adaptation musicale de Carmen produira une ambiance festive qui renforcera d’autant plus le drame final.

Monter Carmen dehors, en itinérance et en divisant le public est une manière d’aborder cette histoire aux échos très contemporains ; c’est la volonté de sortir l’opéra de ses murs dorés et de s’emparer de l’espace public, mais aussi la volonté de faire corps dans cet espace pour parler des violences faites aux femmes en proposant aux spectateurs une expérience. De la même manière que les colleureuses se sont emparés des murs pour dire leur colère, la compagnie Maurice et les autres souhaite prendre la rue pour proposer un moment d’être-ensemble. Convaincus que la morosité, l’entre-soi et la peur sont les chevaux de batailles du fascisme, nous proposons à travers ce spectacle de donner au théâtre la place qu’il peut prendre dans une société : celle du débat, de l’empathie, de l’apprentissage et de l’union, dans la bienveillance et dans la joie.

Jeanne Desoubeaux